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28 décembre 2009

L’aide personnalisée : cadeau des puissants ou escroquerie

"L’aide individualisée peut être considérée non pas comme un cadeau des puissants mais comme une escroquerie qui ne transformera en rien l’école, cultivera le règne de l’apparence et contribuera à sa destruction.
L’expression de Sylvie Cèbe, « un plus offert aux enseignants » est, à cet égard, particulièrement malheureuse".

L’expression de Sylvie Cèbe, « un plus offert aux enseignants » est, à cet égard, particulièrement malheureuse".

Dans une tribune (à lire ici), Pierre Frackowiak [1] revient sur l’article publié par Sylvie Cèbe, professeure de sciences de l’éducation à l’Université de Genève, dans une revue du Se-Unsa (voir ici) .

A propos de l’aide personnalisée mise en place par X Darcos dans les classes du primaire, elle avait écrit : " Cette décision me paraît juste et équitable d’abord parce qu’elle porte en creux une définition de la difficulté scolaire comme un phénomène ordinaire qu’on trouve dans toutes les classes ordinaires et qui est donc à la charge des enseignants ordinaires".

Pour Pierre Frackowiak,
" alors que tous les spécialistes affirment unanimement que le vrai problème n’est pas celui du samedi ou de la semaine, mais celui de la journée scolaire déjà trop lourde en France on l’alourdit encore en ajoutant de l’école soit le matin, soit le midi, soit le soir, tout de suite avant ou après la classe quand l’agitation règne, déjà ou encore, dans les couloirs, dans la cour…
Seuls les enfants en difficulté sont à l’école hors du temps scolaire. Le bonnet d’âne n’est pas loin".

Il met en doute l’efficacité de cette aide.

On sait que dans les faits, l’essentiel du temps de l’aide individualisée est consacré à un renforcement des explications magistrales.
Du bled et des opérations.
On fait la même chose avec 5 élèves qu’avec 25, mais la proximité du professeur est évidemment plus forte, ce qui contribue naturellement à l’image positive, habilement cultivée, de la mesure.
Or, le problème est bien connu des pédagogues : ce n’est pas en faisant «  plus et plus près de l’élève de la même chose »… que l’on peut réussir. Il faut faire autrement ".

Lire la tribune de Pierre Frakoviac

[1] IEN, Co-auteur avec Philippe Meirieu de "L’éducation peut-elle être encore au cœur d’un projet de société ?". Editions de l’Aube. Mai 2008. Réédition en format de poche, octobre 2009. Auteur de "Pour une école du futur. Du neuf et du courage." Préface de Philippe Meirieu. Editions La chronique sociale. Lyon. Septembre 2009

 

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