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16 novembre 2011

Délai de carence : chasse aux malades !

Alors que dans notre secteur les abus sont très limités et encadrés ( contrôle par la CNAM), le gouvernement se livre à une nouvelle provocation.

Qui prescrit les arrêts maladie ? Certainement pas les enseignants ?

Le gouvernement a décidé d’ajouter une journée de carence dans le privé pour les arrêts maladie et d’en instaurer une chez les fonctionnaires, qui n’y étaient pas soumis jusqu’à présent.

Par journée de carence , il faut comprendre journée non rémunérée par la Sécurité Sociale.

Jusqu’à présent, les salariés du privé percevaient des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale après un délai de carence de trois jours, souvent compensés par l’employeur dans les grandes entreprises, tandis que les fonctionnaires étaient indemnisés dès le premier jour d’arrêt.

Impact limité pour les finances publiques

Le problème, c’est que cette mesure n’aurait qu’un impact limité sur les finances publiques.

Alors que, selon les économistes, ce sont quelque 30 milliards d’euros qu’il faudrait trouver pour tenir les objectifs de réduction des déficits, instaurer une journée de carence dans les trois fonctions publiques, ne "rapporterait" que environ 30 millions d’euros.

Le gouvernement poursuit dans sa volonté de faire payer la crise aux salariés du privé comme du public, sous prétexte de chasse aux économies.

Au nom d’une soi-disant « équité », il tire les droits de tous les salariés vers le bas en proposant d’allonger encore les jours de carence dans le privé et d’en instaurer une journée dans le public.

C’est inacceptable. Ce n’est pas de créer un délai de carence dans le public mais de supprimer celui du privé qui serait équitable !

Il lance dans le même temps une campagne anti-fraude, stigmatisant les salariés et n’hésite pas à remettre en cause le bien fondé d’arrêts de maladie jugés de « complaisance » alors qu’ils sont ordonnés par des médecins !

Au lieu d’interroger la réalité des conditions de travail des salariés, il propose de contrôler encore davantage les arrêts de travail… Pourtant l’allongement des carrières, l’intensification du travail et les renoncements aux soins aggravent déjà l’état de santé de la population.

En rognant la progression de l’ ONDAM (objectif des dépenses de santé) de 2,8 à 2,5%, en taxant les mutuelles, il dégrade l’accès aux soins de nombre de citoyens et la qualité du service public hospitalier.

Au lieu de partir à la "chasse aux malades", le gouvernement devrait prendre des mesures structurelles et à long terme pour sortir de la crise économique (fin des niches fiscales, réforme de la fiscalité…).

 

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