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5 février 2013

Rythmes scolaires : Non à la réforme Peillon
Grève historique dans les écoles de Haute-Saône
Forte mobilisation des enseignants dans les rues de Vesoul

Une mobilisation historique

A l’appel de leur syndicat majoritaire le SNUipp-FSU 70 et de l’Unsa, les instituteurs et professeurs des écoles de Haute-Saône ont répondu en faisant massivement grève.
80% des classes ne fonctionnaient pas et près de 8 écoles sur 10 étaient totalement fermées.
La manifestation a réuni 500 personnes, aujourd’hui 5 février, à Vesoul, soit plus d’un enseignant des écoles sur trois.

Soutien très important des familles

Les enseignants ont donné la parole aux familles de Haute-Saône sur la question de l’école le mercredi matin par l’intermédiaire d’un sondage départemental.
Les résultats qui portent sur plus de 3 000 familles sont sans appel : 85% des parents refusent les transformations introduites par le projet Peillon sur les rythmes.
Le mercredi matin reste pour de très nombreux parents "le jour des enfants". Les parents, dans notre département rural, défendent une pause dans la semaine qui permet à la fois le repos et les activités culturelles et sportives. Beaucoup s’occupent ce jour là de leur enfant et ne voient pas l’intérêt de cette réforme.

Une équation impossible pour les communes rurales

La réforme obligerait les communes à mettre en place des activités périscolaires : c’est une surcharge financière très importante que ne compensera pas la dotation ministérielle.

Une fois de plus on peut craindre la mise en place de projets à deux vitesses : activités enrichissantes et couteuses pour les communes riches, activités de garderie pour les autres.

Les élus dans notre département prennent conscience des innombrables contraintes que cette réforme leur impose : absence de locaux suffisants, difficulté, voire impossibilité de recruter des personnels qualifiés pour 30 à 45 minutes de travail par jour.

Comment dans ces conditions proposer des activités ambitieuses pour les élèves ( théâtre, musée, musique, piscine...) ? Dans les faits, les activités périscolaires risquent de se réduire à une récréation de trois quarts d’heure dans la cour d’école !

Des enseignants quasi unanimement opposés à la réforme Peillon.

Cette réforme n’apportera aucun bénéfice aux élèves : leurs journées ne seront pas raccourcies et ils devront venir à l’école le mercredi matin...
Elle ne permettra pas de réduire l’échec scolaire, elle ne permettra de rendre les temps d’enseignement moins intenses, elle ne permettra pas aux élèves de mieux apprendre...

La Haute-Saône est un département très rural., cette réforme va imposer des déplacements supplémentaires longs et coûteux aux enseignants.

Après Paris où la grève des enseignants a été très forte,
les enseignants de Haute-Saône se sont massivement prononcés contre la réforme Peillon.
Mardi 12 février, les autres départements suivront.

Le ministre de l’Education Nationale doit l’entendre.

Une réforme de l’école ne peut pas se faire sans les enseignants.
Une réforme de l’école ne doit pas se faire contre les enseignants.

 

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