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21 juin 2013

RASED : Réduction des frais de déplacement des RASED.
Le dasen ne veut pas donner un sou de plus !

Ci-dessous le compte rendu de la rencontre du 11 juin 2013 entre SNUipp-FSU 70 et le directeur académique.


D’autres personnels itinérants (conseillers pédagogiques, TICE,...) viennent de voir, eux aussi, leurs enveloppes kilométriques réduites de manière sensible, sans information ni concertation préalable. Le SNUipp-FSU 70 les invite à une réunion spécifique le mardi 25 juin dans ses locaux impasse St Vincent à Vesoul.

Dans d’autres départements,
les dasen ont su trouver l’argent nécessaire.

Le SNUipp-FSU 70 appelle à réagir.

Rassemblement des personnels concernés
devant l’inspection académique de Haute-Saône
le lundi 2 septembre 2013 après-midi
jour de la prérentrée.

14 heures : assemblée générale dans les locaux du SNUipp-FSU 70 (3 impasse St Vincent, Vesoul)

15 heures 30 : Rassemblement devant l’inspection académique (Place Beauchamp) et conférence de presse

Cette demi-journée se fera dans le cadre d’une demi-journée d’information syndicale.


Compte rendu de la rencontre du 11 juin 2013 entre le SNUipp-FSU 70 et le directeur académique sur les frais de déplacement des RASED.

Nous avons présenté au directeur académique la situation liée à la pénurie des frais de déplacement des personnels de RASED.
De nombreux collègues ont épuisé leur dotation kilométrique fin mai ou courant juin. Il reste 4 à 5 mois de travail à effectuer sans aucune indemnisation des déplacements.

Nous avons rappelé au dasen (nouveau dans le département) comment en trois étapes successives les dotations ont été fortement minorées, sans que pour autant les besoins des élèves aient diminué ou que les missions des rased soient révisées (bien au contraire, les nombreuses suppressions d’emplois les ont complexifiées).

Nous avons dénoncé l’absurdité budgétaire qui veut que pour quelques centaines d’euros par agent et par année civile, des fonctionnaires, formés et rémunérés, voient remises en cause leurs possibilités d’intervention.

C’est un vrai gâchis, incompréhensible à un moment où la Cour des Comptes se penche sur la gestion financière de l’Éducation Nationale.

Le dasen ne conteste pas la situation. Il confirme que parallèlement à une suppression de l’ordre de 30% des postes de RASED, l’enveloppe consacrée aux frais de déplacement a été diminuée de 50%.

Ce sera l’un des rares points d’accord avec le SNUipp-FSU au cours de cette audience.
En effet, le dasen se situe délibérément dans le cadre de la gestion de la pénurie.
Pour cela, il développe des arguments que nous ne pouvons accepter.

- Le dasen assure que, suite à la réduction de l’enveloppe budgétaire, des arbitrages ont été faits (enveloppe commune aux RASED, IEN, conseillers péda, TICE, référents... )

Nous avons dénoncé le manque d’information et de transparence sur le montant des enveloppes et la nature des choix qui ont été faits. Nous avons déploré l’absence de concertation avec les personnels qui découvrent leurs ordres de mission minorés dans DT Ulysse sans autre forme d’explication. Il n’y a eu aucune communication, aucune explication de la part de l’administration.
Nous avons demandé à avoir communication du montant des enveloppes budgétaires attribuées à la Haute-Saône, de leur évolution et du détail des arbitrages réalisés (critères, conséquences).

- La solution proposée par le dasen est simplissime : les personnels de RASED doivent mieux s’organiser et programmer leurs interventions sur l’année pour rester dans l’enveloppe kilométrique.

Cette réponse est irrecevable ! Elle relève de la langue de bois.

Toute anticipation ou toute programmation est impossible compte tenu du niveau de compression actuel des enveloppes financières, sauf à trancher largement dans des interventions qui sont, pour la plupart, indispensables.

Nous avons dû, une fois encore, démonter l’illusion de l’intervention coup de poing qui en quelques semaines réduirait la difficulté. Nous avons rappelé que les ordres de mission étaient arrivés courant avril, ce qui rend impossible tout essai d’anticipation.

Nous avons tenté d’expliquer au dasen du fait des suppressions d’emplois dans les rased et du resserrement des enveloppes, une priorisation des interventions avait déjà été faite. Resserrer plus reviendrait à amputer.

- Nous avons eu le sentiment très désagréable, que pour le dasen, un trait était tiré sur les RASED.

Le dasen oppose aux RASED la création, à cette rentrée, de dispositifs spécifiques (enfants allophones, enfants du voyage, plus de maîtres que de classes, troubles du comportement). Pour lui, il s’agit "de basculer d’un système vers l’autre".

Nous refusons cette déclaration de mise à mort des RASED.

Ces dispositifs dont l’efficacité reste à démontrer sont surtout des outils de communication institutionnelle. Ils interviennent en réparation alors que les RASED ont vocation à travailler en amont, en prévention.

Il faut rappeler que rien n’est décidé officiellement au niveau national quant à l’avenir des RASED. Des études ont démontré l’efficacité des RASED. L’évolution des situations des élèves et des écoles dans les secteurs sans maîtres spécialisés montrent, par défaut, au regard des dégradations observées, leur utilité.

Le dispositif RASED, quand il était complet, avait vocation à apporter de l’aide aux élèves en difficulté dans toutes les écoles du département. Ce n’est pas le cas des dispositifs spécifiques, rares, limités sur des centres urbains, servant surtout de prétexte à la communication institutionnelle.

- Enfin, nous avons défendu la situation particulière des psychologues scolaires qui sont contraints à des interventions hors secteur.

Nous avons insisté sur la surcharge de travail, le manque de reconnaissance par l’institution, l’absence de défraiement spécifique,... Le dasen nous a semblé découvrir le détail des difficultés. Il s’est engagé à étudier la situation. Nous attendons des réponses concrètes.

 

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