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16 octobre 2013

Souffrance enseignante : Qui fatigue le plus les profs : les élèves ou les ministres ?

Article paru sur le site du Café Pédagogique : aller voir ici.

Qui écoutera la souffrance enseignante ?

Ce n’est pas faute de rapports et d’études. Le mal être enseignant a fait l’objet de nombreux travaux et est parfaitement documenté.

Récemment il y a eu le rapport du Carrefour social sur le burnout des enseignants et la tension au travail. En juin 2012, le rapport Gonthier-Maurin sur la "souffrance enseignante". En septembre 2012 celui d’Eric Debarbieux qui parle du "ras-le-bol" des enseignants du premier degré. Et celui de V. Bouysse et Y. Poncelet dénonçant "l’alourdissement" du métier.

Ils avaient été précédés en 2010 du rapport de Dominique Cau Bareille (Créapt-CEE) sur la lassitude et le mal être enseignants.**

Voir le rapport.

Pour elle, ce qui fatigue les enseignants c’est la hiérarchie de l’Education nationale.

Une conclusion que n’écartent pas les rapports récents.

Dominique Cau Bareille a interrogé les enseignants de maternelle, d’école élémentaire, du collège et du lycée.

Le premier facteur de fatigue, à chaque niveau, c’est le sentiment d’être empêché de faire correctement son métier par le cadre institutionnel.

Ainsi les enseignantes de maternelle sont fatiguées par les postures qu’impose le travail avec des petits, par la fatigue nerveuse générée par le contact avec les enfants et les parents, mais aussi par l’évolution institutionnelle du métier.

"Loin de valoriser leur savoir-faire, les changements qui affectent les maternelles (au niveau de l‘écriture, de la pré-lecture, introduction des sciences, de l’histoire en grande section, de la prévention routière par exemple) et les nouveaux modes d’évaluation de leur propre travail touchent le coeur du métier (mise en place des évaluations, fiches de préparations des séances), les fondamentaux de leur travail, leur autonomie. « Actuellement, on nous demande de singer l’élémentaire », disent certaines enseignantes.

Le rapport mentionne aussi « les propos (abondamment commentés) du ministre de l’Éducation (en 2010) sur les maternelles, ont provoqué l’inquiétude des enseignantes rencontrées, et chez certaines une profonde amertume ». Les fins de carrière « apparaissent ainsi de plus en plus entachées de rancoeur et de difficultés à faire valoir leurs façons d’enseigner face à une institution dans laquelle elles ne se reconnaissent plus autant qu’avant. Au lieu d’y trouver un soutien, elles en soulignent les astreintes et frustrations, sentiments qui font partie des arguments pour envisager des départs précoces ». Adapté à des situations différentes, c’est ce même désamour, ces mêmes frustrations qui sont ressentis à tous les niveaux.

Ainsi au collège, outre la charge de travail des préparations pour lutter contre la passivité des élèves, les enseignants se plaignent de ne plus pouvoir faire leur métier. "Le sentiment que les orientations définies par les ministères privilégient l’abord d’un certain nombre de connaissances au détriment de leur approfondissement. Ceci génère une impression globale de faire du « saupoudrage » de connaissances plutôt qu’un travail de fond sur des notions fondamentales, permettant d’acquérir des méthodes de travail et de réflexion.

Pour certains enseignants expérimentés, cela implique aussi un renoncement à des valeurs de métier« . Or, »quand un enseignant se sent constamment inefficace, qu’il a le sentiment de tout échouer et de n’avoir aucun pouvoir, il en arrive à manquer d’initiative et à subir du stress".

Il est urgent d’envoyer des signaux de changement.

Le ministre évoque parfois la "maltraitance" subie par les élèves par exemple du fait des rythmes scolaires. Il lui faut intervenir aussi sur celle des enseignants. La volonté de certains inspecteurs de devenir bienveillants doit être encouragée. Mais c’est aussi en s’attaquant enfin aux programmes que V Peillon améliorera la vie des esneignnats.

 

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