www.snuipp.fr

SNUipp-FSU 70 - Haute-Saône

Recherche par thème :

Navigation

Thèmes abordés

Recherche par thème :

Vous êtes actuellement : SNUipp-FSU 70  / Actions : manifs, grève, AG, tracts etc. 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
21 juin 2016

Loi travail : l’art d’orienter l’indignation - Votation citoyenne

Loi travail : voter maintenant !
Les organisations syndicales présenteront au gouvernement les résultats de cette votation citoyenne le 28 juin 2016.

Voter nombreux, c’est autre façon de peser contre la loi "Travail".

JPEG - 35.4 ko
INBOX-79640

- Malgré les tentatives de discrédits gouvernementaux et médiatiques associant casseurs isolés et centaines de milliers de manifestants,
- malgré le quasi silence sur une manifestation historique le 14 juin dernier,
- malgré l’obstination dangereuse du gouvernement,
- malgré des mois de grève et des salaires amputés…

60 % des français considèrent justifié le mouvement contre la loi travail Et vous, vous en pensez quoi ?

Donnez votre avis
Cliquer ici pour accéder à la Votation citoyenne sur la loi "Travail"

Loi travail : l’art d’orienter l’indignation

PNG - 275.3 ko

Témoignage d’un parent d’enfant très malade de l’hôpital Necker.

« […] Des centaines de milliers de personnes défient le gouvernement dans la rue. Une ou deux cassent le double vitrage d’un hôpital. Une ordure tue deux policiers à l’arme blanche. Leur fils de trois ans est en soin à Necker. M. Cazeneuve établit un rapport émotionnel, affectif et psychique entre ces deux séries de faits : la lutte contre la Loi Travail et son gouvernement, le choc produit par la brutalité de ce double meurtre et la situation dramatique de cet enfant. Si les jeunes émeutiers qui ont cassé les vitres de Necker ont été idiots, MM. Valls et Cazeneuve, eux, sont obscènes. Plutôt que de courir les plateaux télés pour dire des conneries pareilles, retirez la loi travail, financez correctement les hôpitaux et épargnez aux enfants et à leurs parents votre ignoble instrumentalisation. Merci d’avance. »

- Le témoignage complet ici : https://lundi.am/Sur-l-instrumentalisation-des-vitres-de-l-hopital-Necker-Un-parent

- Article de périscope ici : http://imagesociale.fr/3324

- Vidéo d’Osons causer ici : https://www.youtube.com/watch ?v=VVD6htrayNw


Des centaines de milliers de manifestants contre la loi Travail dans les rues de Paris le mardi 14 juin 2016

Manifestation du mardi 14 juin Hervé Faudot, secrétaire départemental FSU 70 témoigne.

"Bonjour à tous

J’étais hier mardi à Paris pour participer à la nouvelle manif contre le projet de destruction du code du travail. Ce fut une très belle manif,avec des groupes de musique, des chorales, pleine de détermination et de joie d’être là sous le soleil de juin, aux antipodes de ce que nous montrent en boucle les médias.

Il est toujours très difficile de chiffrer dès lors que nous sommes très nombreux au point de ne voir ni le début ni la fin, mais j’ai remonté la manif autant que j’ai pu à partir de l’emplacement de la délégation de Franche comté boulevard de l’hôpital, je n’ai pas pu atteindre la tête du cortège, déjà arrivée alors que la fin de manif n’était pas encore partie ; sur un trajet d’environ 6 km, avec des boulevard de 35 à 40 m de largeur, les trottoirs étaient bondés, le chiffre avancé de 1 million de manifestants me semble plausible, il donne en tout cas un ordre de grandeur très loin du chiffre ridicule de la police. Il n’y a pas le pourrissement ni l’essoufflement espérés par le pouvoir.

Cette détermination donne du courage. Il y avait énormément de participation de très nombreux salariés du privé en grève,avec le nom de leur entreprise sur leurs chasubles ; beaucoup de jeunes, certains venaient de très loin, mais les enseignants étaient peu représentés. Nous sommes montés en train à 150 de la FSU de Franche Comté (auxquels il faut ajouter les nombreux cars de la CGT et de FO, FO oubliée des médias mais très présente à la manif de Paris).

Visiblement, journée d’action après journée d’action, une majorité de nos collègues ne se sent pas concernée par ce projet de loi. Au delà du manque de solidarité avec les autres catégories de salariés, c’est une erreur, de nombreux articles se retrouveront dans nos statuts dans quelques années. Plus profondément on sent une évolution (involution) des enseignants vers un repli sur soi, une grande difficulté à débattre des sujets socio-politiques refoulés hors de la salle des profs. Je trouve personnellement cette évolution négative et dangereuse, moi qui, en entrant dans cette carrière, m’imaginais la salle des profs comme une ruche intellectuelle...

Un autre aspect à noter, pour qui a participé à de nombreuses manifs,c’est le comportement de la police et plus généralement des forces de l’ordre. Les "manifs de papa" où on pouvait sortir, passer dans une librairie le long du cortège, s’arrêter boire un café etc, c’est terminé, partout des rideaux de fer ; tout le long le "nassage" policier enferme les manifestants derrière de hautes parois mobiles en plexiglas avec une meute de CRS qui ont, enfants, trop aimé Robocop.

Au terme de la manif, aux Invalides, impossible de sortir, tout était barré et seuls les non manifestants pouvaient passer, comme si, manifester faisait de nous des suspects et des délinquants. Il fallut faire demi tour à la recherche d’un autre pont (Alexandre III) sur la Seine.

A plusieurs reprises la manif a été "saucissonnée" arbitrairement, sans aucune raison, par des cordons de CRS très agressifs. Tout au long également une odeur de poivre, celle des lacrymogènes, a inondé le cortège. Ils en tirent maintenant sans arrêt, provoquant des irritations fréquentes. C’est la raison pour laquelle on voit tant de manifestants masqués ; ils ont aussi sur eux du sérum pour se laver les yeux, des médecins ou infirmiers manifestants accompagnent de leurs conseils, j’ai vu des personnes âgées, des femmes, m’en proposer à la hauteur de Montparnasse quand ça arrosait fort. Tout au long du trajet, on est filmé par de nombreuses caméras. Cette évolution est à mettre en parallèle avec la délégitimation recherchée des syndicats contestataires et des luttes sociales, la délégitimation des grèves et des manifs, commencées par Sarkozy et poursuivies par Valls. On ressent très fort que nous sommes, au delà de contestataires, des adversaires.

Enfin la présence des "casseurs" nous interroge. Qui sont-ils ? Ils se déplacent en groupes très mobiles, devant la manifestation, casqués, masqués, très rapides et hyperviolents, puis viennent s’y réfugier avant de recommencer. On ne peut manquer de penser à une forme d’accointance avec le pouvoir, à tout le moins d’infiltrations par la police, ce qu’on nommait des "provocateurs". Tout semble réglé comme dans un film : les caméras sont toutes là, à l’endroit où ça va casser, elles tournent, on en a vu plein, ça dure 5 minutes, puis arrive la police qui tape dans le tas et en profite pour arroser les manifestants. ça fait de belles images, très spectaculaires, au contenu politique très utile au gouvernement et aux médias qui préfèrent visiblement ça aux paroles de manifestants.

Le nassage policier de la fin du parcours de la manif devrait permettre l’interpellation des casseurs par les forces de l’ordre et pourtant...

Ce choix politicien de discréditer le mouvement en mettant en avant le désordre et le violence dans la rue pour mieux occulter les revendications sociales et les organisations qui les portent profitera aussi... au FN.

Quoi qu’il en soit, il se dégage d’une telle journée l’impression d’une puissance collective qui, dans sa détermination, pourra peut-être nous éviter le pire. Des délégations de Belgique, Espagne, Italie... participaient à cette manifestation contre un projet de dimension européenne.

Voilà, je n’avais pas vocation à vous représenter mardi, mais je tenais à vous faire part, subjectivement, de cette journée qui constitue l’une des plus grosses manifs auxquelles j’ai participé."

Voter nombreux, c’est autre façon de peser contre la loi "Travail".

JPEG - 35.4 ko
INBOX-79640

Les organisations syndicales présenteront au gouvernement les résultats de cette votation citoyenne le 28 juin 2016.

 

16 visiteurs en ce moment

*Top

SNUipp 70 Adresse : 3 impasse St Vincent 70000 Vesoul
Tel/Fax : 03 84 75 34 53 Mel : snu70@snuipp.fr
©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 70 - Haute-Saône , tous droits réservés.