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12 mars 2008

Stage de "remise à niveau" : une bombe à retardement pour discréditer l’Ecole.

Ces stages de "remise à niveau" envoient des messages lourds de sens à l’opinion et aux parents.
Nous serions fous de les ignorer.

Que laissent-ils entendre ?

Que les maîtres et les maîtresses ne font pas correctement leur travail dans leur classe. La preuve, en 15 heures, on règle le problème qu’ils n’arrivent pas à résoudre au quotidien.

Qu’il y a des enseignants consciencieux qui n’hésitent pas à sacrifier une partie de leurs congés pour aider les élèves en difficulté et d’autres, des fainéants, des "fonctionnaires" qui ne pensent qu’à leurs vacances.

Que les enseignants ont trop de vacances puisqu’une partie d’entre eux peut s’en passer. Comment ne pas craindre, qu’à court terme, ce temps de stage soit intégré d’office dans le temps de travail de tous ?

Que la difficulté scolaire, ce n’est pas si compliqué, il suffit de s’y mettre un bon coup. Pouvons-nous laisser aller cette idée simpliste alors que 80 000 emplois d’enseignants vont être supprimés en 5 ans, que les effectifs par classe augmentent, que les Rased sont menacés de disparition…
C’est ignorer les causes complexes et multiples de la difficulté scolaire. C’est une imposture de laisser croire comme l’écrit le ministre Darcos qu’une réponse exclusivement pédagogique et PPRisante permettrait de diviser le nombre d’élèves en difficulté par 3.
C’est refuser de voir que le traitement de la difficulté scolaire est renvoyé en dehors du temps de l’Ecole (soutient après la classe, stage pendant les vacances).
Bien au contraire, on peut craindre qu’une telle approche associé à la disparition des Rased soit contreproductive.

Quelle sera l’image de l’École et de ses maîtres quand à l’issue du stage la difficulté scolaire de leur enfant persistera que le maintien est toujours prévu, que l’aide spécialisée ou l’orientation en Segpa est encore à l’ordre du jour…

Comment ne pas voir aussi qu’ entrer dans un système d’heures supplémentaires annulera toutes discussions sur le salaire et enclenchera la querelle entre ceux qui les ont et les autres. Le SNUipp demande des mesures de revalorisation salariale qui concernent tous les enseignants.

Ce dispositif est une bombe à retardement qui s’appuie sur une fausse bonne idée pour discréditer l’École de la République aux yeux de l’opinion [1] et permettre des "Réformes" plus radicales et définitives.

Alors, au-delà de nos problématiques individuelles, de nos besoins financiers légitimes, de notre indifférence ou de notre lassitude (trop, c’est trop), le SNUipp appelle tous les collègues à réfléchir à toutes ces implications, à en débattre, à informer correctement les parents.

[1] Jusqu’à présent l’opinion public garde un avis très largement favorable sur l’école primaire. Bien entendu, c’est un frein important pour engager des "Réformes" destinées à la casser.

 

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