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11 mai 2008

Le "service minimum" Darcos dans les écoles passe mal auprès des maires.

En Haute-Saône, l’inspection académique a choisi son camp : elle fait recenser le nombre de grèvistes dans certaines communes pour les communiquer aux municipalités qui veulent mettre en place un service minimum d’accueil (en particulier à Gray et à Vesoul).

Il n’y a aucune obligation pour les grévistes de se déclarer 6 avant. Consigne syndicale : ne communiquez aucune information ni à la commune, ni à l’administration.

La demande du ministre de l’Education Xavier Darcos aux maires d’organiser un service minimum dans les écoles pour la grève des enseignants le 15 mai se heurte à l’opposition de nombreux élus, pas seulement de gauche, et suscite la polémique entre majorité et opposition.

M. Darcos a annoncé samedi vouloir poursuivre la semaine prochaine "l’expérimentation" du service minimum d’accueil des élèves, lancée en janvier à l’occasion d’un précédent mouvement.

Il avait alors demandé aux recteurs de passer des conventions avec les mairies volontaires, promettant à celles-ci une compensation financière si elles organisaient l’accueil des enfants en cas de fermeture de l’école.

A l’époque, cette initiative avait déjà été accueillie plutôt fraîchement par l’Association des maires de France (AMF), où se retrouvent élus de droite comme de gauche.

Le président de l’AMF, le maire UMP de Lons-le-Saunier Jacques Pélissard, avait souligné que faire prendre en charge "en externe" ce service par les communes relevait d’une "conception originale du service minimum", visant à reporter "la responsabilité de l’Etat sur des acteurs étrangers aux conflits ayant conduit à la grève".

"C’est à l’Education nationale d’organiser le service minimum dans les écoles primaires", ajoutait-il, précisant que de nombreuses municipalités assuraient déjà, de leur propre initiative, un service d’accueil "en fonction du besoin des familles".

Quatre mois plus tard, la position de l’AMF n’a pas changé et la liste des griefs contre cette "suggestion" s’est même enrichie.

Dans un communiqué mardi, le secrétaire général de l’association, André Laignel (PS), a rappelé que si "l’organisation d’un tel service peut être laissée à l’apréciation de chaque commune", elle peut avoir "des conséquences en termes de responsabilités, d’incidents qui pourraient survenir dans le cadre de cet accueil par des personnels non éducatifs".

"Les maires ont une grosse inquiétude sur les problèmes de responsabilité", souligne un autre responsable de l’AMF. "D’autant qu’on ne leur a pas laissé le temps de régler ces questions".

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, ne dit pas autre chose. "Le temps scolaire étant sous la responsabilité de l’Education nationale, qui assume cette responsabilité si la commune se substitue à elle pendant une grève des enseignants ? (...) Sur cette question (...), aucun dialogue n’a jamais été engagé, ni avec les communes, ni avec le personnel gréviste", souligne-t-il dans une lettre aux maires d’arrondissements parisiens de droite.

Le "manque de concertation" est l’autre grand grief fait à Xavier Darcos. "Il impose cette expérimentation et ne rencontre pas les associations d’élus". Résultat, "cela apparaît comme une décision politique et certains employés communaux sont réticents à y participer pour ne pas passer pour des +jaunes+", selon un membre de l’AMF.

Depuis dimanche, la question alimente une sévère passe d’armes entre le PS, qui y voit "une façon de casser la grève", et l’UMP qui a appelé ses élus à se mobiliser pour mettre en place le service minimum.

Le Premier ministre François Fillon s’est mêlé à la polémique, affirmant que "les Français jugeront quelles sont les collectivités locales qui cherchent à se décarcasser pour venir en aide aux Français". L’opposition le renvoie au résultat des municipales.

Comme le maire de Paris, principale cible de la majorité, la quasi-totalité des maires de gauche devraient refuser "l’expérimentation" du 15 mai. Selon le PS, elle n’avait fonctionné que dans 1.000 communes en janvier ; 2.000 selon le gouvernement.

 

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